Vous avez peur que l’IA vous vole votre travail ? Bonne nouvelle : c’est le contraire qui se passe. Depuis quelques mois, une tendance majeure se dessine, et elle change tout ce qu’on croyait savoir… et ceux qui travaillent avec l’IA devrait gagner en productivité, pas en précarité.
Il y a quelques mois encore, les prédictions parlaient d’automatisation massive : l’IA ferait le travail, vous seriez sur le banc de touche. Mais voilà ce que montrent les données de ce rapport de fin 2025 : 52 % des utilisateurs collaborent avec l’IA, contre seulement 45 % qui la laissent faire seule.
Traduction ? Les gens préfèrent travailler avec l’IA plutôt que de la laisser commander. C’est une conversation, pas un remplacement.
Au lieu de disparaître, votre rôle évolue. Vous n’appuyez plus sur un bouton magique — vous échangez, vous affinez, vous guidez. L’IA devient votre « collègue junior » qu’on doit briefer correctement pour qu’elle soit utile.
« Prompter, la compétence qui fait la différence
Le rapport d’Anthropic rappelle ce que nous répétons à chaque formation : la façon de poser une question à l’IA détermine EXACTEMENT la qualité de sa réponse. Il existerait une corrélation de 0,92 entre e niveau de vocabulaire de votre question et la sophistication de la réponse que vous recevez.
L’IA s’aligne sur votre niveau d’expertise. Mieux on demande, meilleure est la réponse. C’est aussi l’occasion de rappeler que l’IA remet les compétences « classiques » au devant de la scène. Pas besoin d’être un geek, il suffit d’expliquer ce que l’on veut. Comme le disait Nicolas Boileau, 3 siècle avant l’arrivée de ChatGPT » Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément ». La bonne nouvelle est que cela reste vrai !
Votre métier va-t-il dépérir ou prospérer ?
Le rapport montre une réalité nuancée : le type de tâches que l’IA traite va redessiner nos métiers
Les métiers qui risquent le « déclassement »
Selon ce document, si vous êtes agent de voyage ou rédacteur technique : l’IA devrait prendre les tâches complexes et créatives (planifier des circuits, analyser des tendances, rédiger les guides), ne vous laissant que l’administratif (confirmer les réservations, imprimer les documents). Ce sera plus ennuyeux. et moins bien payé.
Les métiers qui vont monter en compétences
En revanche, si vous êtes gestionnaire immobilier, l’IA gèrera toute l’administratif (registres, tenue des dossiers), ce qui vous libère pour les vraies valeurs ajoutées : négocier avec les propriétaires, gérer les crises, conseiller les clients. Ce sera plus stimulant et mieux payé.
Bien sûr ces exemples reflètent la vision américaine d’Anthropic. C’est à chacun, dans son propre métier et dans sa zone de compétence d’essayer d’identifier si l’IA prend les tâches basiques ou les tâches plus intéressantes, amusantes… ou rentables.
La réalité de l’efficacité (ce que l’IA réussit vraiment)
L’IA ne gagne pas sur tout. Le rapport révèle des gains massifs sur les tâches courtes et techniques (gain de vitesse jusqu’à 12x), mais elle peine sur les tâches complexes et longues.
Plus une tâche est complexe, plus l’IA risque d’échouer. Le taux de succès tombe de 70 % (sur des tâches simples) à 66 % sur des tâches nécessitant un diplôme d’études supérieures.
Dans tous les cas, l’essentiel est de rester le « boss » et de rester responsable du contrôle qualité.
Le rapport identifie ainsi deux profils qui montrent la vraie valeur de l’IA.
Pour le radiologue :
- L’IA excelle à interpréter les images (cœur du métier)
- Elle ne peut rien faire pour les aspects manuels
- et ainsi, l’IA booste sa productivité sur sa tâche clé
Pour le microbiologiste :
- L’IA ne peut pas travailler en laboratoire
- L’IA ne comprend pas l’équipement spécialisé
- L’IA ne l’aidera que sur les taches administratives
Vos trois résolutions pour 2026
1. Apprenez à échanger avec l’IA… et soyez exigeants
Ne lui demandez pas de faire le travail seule. Posez une première version, itérez, améliorez, testez. C’est ça, l’augmentation. Ça prend peut-être 30 minutes au lieu de 2 heures, mais c’est du vrai travail avec de la vraie qualité.
2. Montez le niveau de vos questions
Votre prompt reflète votre expertise. Plus votre question est précise, structurée et nuancée, plus l’IA va loin. C’est l’inverse du cliché du « prompt magique » — c’est du travail sérieux. Écrivez vos questions comme des briefs pour un collègue compétent.
3. Identifiez votre « tâche complémentaire »
Où êtes-vous indispensable ? Où l’IA échoue ou ne peut pas fonctionner ? C’est là que votre valeur réside. Pendant que l’IA gère la routine, vous gérez l’exception, la négociation, le jugement humain.
Se demander « Vais-je être remplacé par l’IA ? » n’est pas la question. Elle doit devenir : « Est-ce que j’apprends à travailler avec l’IA plutôt que contre elle ? ». Et comme l’IA semble aujourd’hui incontournable, concluons avec Jean Cocteau : « Puisque ces mystères me dépassent, feignons d’en être l’organisateur ».
Lire le rapport d’Anthropic. (C’est en anglais… mais l’IA traduit très bien)
